Courrier de gauche

Samedi 21 février 2009 6 21 /02 /Fév /2009 18:09

Congrès de Reims

Il y a maintenant 3 mois, le congrès de Reims a marqué les esprits. Ceux de la population bien sûr mais aussi  ceux des militants.

Les média en ont seulement rapporté les petites phrases…

Dommage car ce congrès était préparé depuis juin dernier avec de nombreux débats sur les contributions , par les discussions et les échanges sur les motions . Echanges sincères et cordiaux conclus par plusieurs votes : sur les motions, sur le choix du secrétaire local, du secrétaire départemental et du secrétaire national.

Dommage que la teneur des débats n’ait pas intéressé davantage la presse.

Dommage que les rivalités aient caché – voire gâché – la réflexion collective qui a eu lieu

Dommage que la démocratie interne et transparente ait pu donner l’impression d’un simple et inefficace combat des chefs. Car enfin, le PS est le seul parti qui soumet ses orientations au débat et au vote.

Au terme de 5 mois de débats, le parti s’est rassemblé derrière Martine Aubry.

Relativement confus pendant cette période écoulée, le PS a repris sa place, toute sa place dans le débat politique national.

Espérons seulement que – demain -  les media s’intéresseront autant à ses actions concernant la lutte contre la crise, la bataille pour le maintien du service public audiovisuel, les propositions pour l’augmentation du pouvoir d’achat .

Récemment a eu lieu le congrès de l’UMP. A-t-on lu que le système fonctionnait à la baguette ? Devedjan qui ne donnait pas satisfaction  est « promu »… ministre de la relance, Bertrand qui a de l’ambition est désigné patron de l’UMP. Avec un jeu de chaises musicales autour de Kosciusko Morizet, Besson et Hortefeux, et les crimes de lèse majesté de Rachida Dati et Rama Yade, on assiste à un véritable remaniement ministériel qui ne dit pas son nom.

Le Président – qui devrait être au dessus des partis – va lui-même au congrès de l’UMP. C’est lui qui désigne qui il veut, quand il veut. Où est le Premier ministre ? A quoi sert-il ? La Vème République a changé.

La confusion des pouvoirs s’organise. A l’Elysée toute ! Il y a toujours danger à concentrer les pouvoirs. La démocratie se nourrit du débat, elle se nourrit également de l’indépendance des pouvoirs les uns par rapport aux autres. On n’en prend pas le chemin. C’est inquiétant

 

Jacques Machard

 

Par Luc de Monsabert - Publié dans : Courrier de gauche
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Samedi 21 février 2009 6 21 /02 /Fév /2009 17:39

Le destructeur

 

Bouger, s’agiter dans tous les sens, discourir, dramatiser la vie publique de tous les jours, s’emparer des plus petits problèmes, imposer un avis sur tout, décider de tout, écraser, effacer son premier Ministre, le gouvernement et son parti, tous menés à la baguette, tel est le Président de ce qui reste une République…

« Un personnage de comédie noire »  déclare Jean-Louis Benoit, Directeur du théâtre national de Marseille !

Nous en sommes là … Nombreux sont les électeurs qui regrettent leur vote de 2007 !  Il fallait analyser avant le personnage ! Il est vrai que les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent… un seul exemple … le retrait de nos troupes d’Afghanistan ! … et bien d’autres déclarations oubliées… comme le pouvoir d’achat annoncé.

En revanche, cette droite pure et dure attaque les salariés, limite leurs salaires et réduit les retraites dont ils ne bénéficieront qu’après 70 ans. Pour gagner plus ? la solution ? Travailler le dimanche !

Le gouvernement « aux ordres » restreint et réduit tous les services publics, les hôpitaux en premier, veut privatiser la Poste, place la télévision et les médias sous tutelle sarkozienne, supprime et taille en masse dans les effectifs des fonctionnaires et dans ceux de l’Education nationale. Dernièrement, sans concertation, Nicolas Sarkozy veut supprimer les juges d’instruction.

Concernant la sécurité publique… aucune amélioration, après la suppression de gendarmeries et le blocage des effectifs de commissariats (4800 emplois supprimés dans la police d’ici 2011) ; toujours de plus en plus de répression, ainsi les mineurs de 12 ans visés par la prison, mais pas de plans sérieux de prévention. 63 750 prisonniers pour 50 989 places. Avec les nombreux suicides (115 en 2008) les droits de l’homme sont bien  bafoués, comme le fait de doubler le nombre d’expulsés. Même si les réfugiés errent toujours dans la campagne de Sangatte, le problème qui se disait réglé reste entier. On pourrait aussi dénoncer des interpellations policières parfois humiliantes et contestables.

 

Par contre, le Chef de l’Etat, pour lui-même, pour son image, n’hésite pas à déposer plainte contre quiconque le critique…, voir l’affaire récente de la pancarte brandie par un citoyen au passage du cortège officiel « casse toi pôve con » injure autorisée seulement à sens unique … clamée par le Président.

Ou comme à Saint-Lô le 12 janvier, hué par les manifestants, il sanctionne le Préfet et le patron de la sécurité de la Manche…

Tout est bon pour détourner la vérité des chiffres  ainsi les voitures brûlées… un record, nuit du 1er janvier 2009 : 30,64 % de plus qu’il y a un an ! 1147 véhicules incendiés.

Lors de son intervention,  Nicolas Sarkozy improvise et dénonce l’incendie volontaire, l’escroquerie à l’assurance… Le « prestidigitateur » a parlé, fermez le ban !

La crise a sauvé provisoirement la cote du Chef de l’Etat. Pourtant on pourrait s’étonner que les Politiques avec un grand P aient été incapables de déceler le moindre dysfonctionnement bancaire. Depuis 2002 la majorité avait pourtant tous les pouvoirs d’investigations. Il en a été de même dans tous les pays européens, et bien entendu aux Etats-Unis…

Le Chef de l’Etat, adepte du total libéralisme, déclare maintenant « que le marché qui a toujours raison c’est fini ». On a même nationalisé la banque franco-belge Dexia et le plan d’aide du Président se révèle en réalité être un cadeau pour les banques qui reçoivent cet argent public.

Avec l’explosion du chômage, 2009 se révèle bien une année la plus sombre pour l’emploi et le pouvoir d’achat des salariés de notre pays.

Enfin, en réponse à la boutade provocatrice du Président "quand il y a une grève en France, personne ne s'en aperçoit", le jeudi 29 janvier, 2,5 millions de manifestants ont défilé dans les rues contre la politique de Nicolas Sarkozy : c'est une belle réponse à ses provocations qui continuent!

Car, après son émission télévisée « à domicile » devant des journalistes très dociles, aucune réponse donnée aux revendications des salariés et des retraités.

Maurice MILLET

 

Par Luc de Monsabert - Publié dans : Courrier de gauche
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